L’œuvre d’Édouard Manet a provoqué un scandale : si le sujet a choqué les contemporains du peintre, c'est aussi, et peut-être surtout, la peinture du corps – une peinture de vérité (un corps de femme et non de déesse, un corps de chair et non de marbre) – qui provoqué l'indignation.
Zola, qui a défendu Manet, propose ce même traitement du corps dans ses œuvres. Il s'agit de promouvoir des œuvres d'art qui rendent compte du présent et proposent, de ce fait, une autre manière de voir le monde et de le représenter.
C'est ce qu'il dit dans « Germinie Lacerteux » (Mes haines, 1866 ) : « L'esprit marche, vous en étonnez-vous ? Votre tâche est de constater ses nouvelles formes, de vous incliner devant toute œuvre qui vit. Qu'importent la correction, les règles suivies, l'ensemble parfait [...]. »
Dans L’Événement (27 avril 1867), Zola affirme et confirme ses choix esthétiques : « J'ai peu de sympathie, je l'avoue, pour ces histoires de convention, pour ces contes romanesques qui nous charment pendant une heure ; j'aime les récits âpres et vrais qui fouillent hardiment en pleine nature humaine, j'aime les audaces de la pensée et les audaces de la forme. »
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